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Certification Écologique & Certificat de Destruction.

22 January 2014
22 January 2014,
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Informatique et écologie sont-elles compatibles?L’informatique et l’écologie sont-elles deux notions qui sont conciliables ? C’est plutôt un concept qui laisse la plupart sceptique, et ce pour plusieurs raisons.

Premièrement, pour fabriquer ces outils informatiques que nous utilisons et desquels nous sommes vraisemblablement dépendants, il a fallu extraire d’importantes quantités de matières premières du sous-sol de notre planète, dont la plupart est rare et non renouvelable.

C’est le cas de cet outil de communication très prisé de nos jours qu’est le smartphone. Le fonctionnement de celui-ci est assuré par l’assemblage de plus d’un millier de composants dont les matières plastiques et différentes sortes de métaux (exemples : l’aluminium ou le zinc) et de minerais (exemples : l’étain ou le coltan).

Et pourtant, à en croire cette graphique tirée du site http://www.mouvementpourundeveloppementhumain.fr et qui illustre l’estimation réalisée en juin 2008 par la revue Sciences et Vie concernant les années de réserves des douze métaux les plus exploités au monde (argent, palladium, or, zinc, étain, plomb, cuivre, nickel, platine, fer, cobalt, aluminium), il y a réellement de quoi s’inquiéter.

recyclage

Ce même site confirme par ailleurs l’utilisation de minerais rares comme le coltan, l’indium ou encore le gallium dans la production de matériels de haute technologie. Et l’auteur de poursuivre que les stocks de minerais nécessaires au développement économique seront gaspillés dans moins de 25 ans si les pays industrialisés ne mettent pas un terme à leur surconsommation. D’ou l’importante de recycler les composants électroniques.

Par ailleurs, on peut noter sur http://www.encyclo-ecolo.com/Epuisement_des_ressources le calendrier des pénuries des matières premières dont une graphique qui devrait nous interpeller pour le zinc, l’étain, le plomb, le cuivre, le nickel, le fer et l’aluminium.

quebec

Par la suite, nous devons également nous rendre à l’évidence : l’informatique est responsable de 2 % des rejets de CO2 dans l’atmosphère. Par ailleurs, l’utilisation de ces équipements informatiques engage une forte consommation d’énergie, notamment l’électricité pour les brancher et les recharger. On peut voir quelques exemples en allant sur le site http://www.lesnumeriques.com. Ainsi, selon ces calculs, un ordinateur portable allumé 2 heures par jour consommera annuellement 16.8 kWh et en travail 23W.

informatiqe

En outre, vous pouvez également avoir une idée des impacts de votre téléphone portable en utilisant l’outil à scénario de l’établissement public français ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Disponible sur http://www.ademe.fr/internet/telephone-portable/Site-web/index.html, l’outil vous permet de calculer les impacts environnementaux de votre téléphone en se basant sur plusieurs critères : épuisement des ressources naturelles, consommation d’énergie, effet de serre, destruction de la couche d’ozone, acidification de l’air, eutrophisation de l’eau, production de dangers dangereux.

Ainsi, les équipements informatiques sont sources de pollution pour la planète par le biais, notamment, des mines à partir desquelles sont extraites les matières premières avec lesquelles ils sont fabriqués, sans compter que l’exploitation ne se passe pas toujours dans les meilleures conditions pour les ouvriers.

S’ajoutent à ces considérations les problèmes concernant la prise en charge de ces appareils finalement arrivés en fin de vie. Si on commence désormais à prendre conscience de l’importance du recyclage informatique, cela n’empêche pas que certains n’aient toujours pas intégré cette notion dans leur rapport avec les appareils informatiques, en jetant par exemple dans la nature, risquant ainsi de polluer les sols et l’eau avec les composants toxiques que ceux-ci contenaient alors que la nature n’est pas capable d’éliminer seule ces substances (plomb, mercure, cadmium, etc.).

Il existe également d’autres pratiques qui ne sont pas plus acceptables comme l’envoi de nos portables considérés comme usés dans des pays asiatiques et africains comme l’Inde, la Thaïlande, le Ghana ou encore le Sénégal. Le fait est que même si ces appareils fonctionnent encore, les technologies ne cessent d’évoluer et il n’a même pas été acquis depuis deux ans qu’un appareil est déjà considéré comme obsolète.

Le danger réside alors dans le traitement de ces déchets pour revendre les métaux rares et autres matériaux par la population, parmi laquelle on note parfois des enfants, dans des conditions sommaires et souvent sans aucune protection, inhalant des émissions dues à des substances dangereuses comme le plomb et le mercure.

Pour une utilisation informatique respectueuse de l’écologie

À notre échelle, nous, consommateurs, pouvons faire des gestes qui favoriseraient la compatibilité entre l’informatique et l’écologie.

Pour commencer, quel que soit le type d’appareil que nous souhaitons acquérir, il est préférable de choisir des produits certifiés comme respectueux des normes strictes environnementales, de la fabrication jusqu’à la disposition, comme les produits marqués par l’étiquette « Écologo ».

Également, il est conseillé d’opter pour les produits présentés comme étant les plus efficaces sur le plan énergétique ainsi que ceux qui sont certifiés comme étant issus des forêts gérées durablement.

En outre, il convient toujours d’adapter nos achats en fonction de nos besoins et avoir des attitudes de consommation responsable dont entre autres :

Au niveau de nos téléphones mobiles :

– Choisir des modèles qui ne comportent pas un grand nombre d’options et qui n’intègrent pas de nouvelles technologies, ceux-ci sont plus gourmands en énergie;

– Débrancher le chargeur après avoir fini de recharger la batterie;

– Utiliser le téléphone s’il est encore fonctionnel au lieu de suivre les tendances alors que celles-ci évoluent très rapidement sans que ces technologies soient réellement essentielles pour la communication. Il ne faut pas oublier que sa fabrication a nécessité l’extraction d’or, de cuivre, de zinc, de pétrole et de fer et que pour celle de sa batterie, il a fallu extraire de l’arsenic, du mercure et du plomb;

– En cas de changement d’appareil, ne pas jeter l’ancien n’importe où (ordures ménagères, dans la nature…) et penser à le rendre au distributeur pour qu’il fasse l’objet d’une éventuelle réparation ou d’un recyclage, ce qui est valable pour tout équipement informatique.

Au niveau des smartphones et des tablettes :

– Acheter un appareil dont les fonctionnalités répondent réellement aux besoins du consommateur afin de ne pas sous-exploiter ce premier, ce qui est également valable pour tout équipement informatique;

– Débrancher le chargeur après avoir fini de recharger la batterie;

– Réduire autant que possible la luminosité, étant donné que l’écran est la partie la plus gourmande quand on parle de smartphone et de tablette;

– Désactiver les fonctionnalités qui ne sont pas utilisées dont, entre autres, le Wi-Fi et le bluetooth et fermer les applications inutiles pour réduire la consommation d’énergie;

– Utiliser une application d’économie d’énergie.

Au niveau de nos ordinateurs (portables et de bureau) :

– Ne pas laisser allumé un ordinateur sur lequel on ne travaille pas. Pour ce faire, il est possible de paramétrer la machine pour qu’elle entre en veille afin que le système d’exploitation soit mis en sommeil tout en sauvegardant les données après quelques temps d’inactivité. La programmation d’une telle mise en veille est conseillée après dix minutes d’inactivité et la mise en veille prolongée après trente minutes d’inactivité;

– Utiliser des logiciels qui tendent à réduire la consommation des ordinateurs;

– Éteindre l’ordinateur durant la nuit. Il est également possible de programmer l’arrêt et le démarrage grâce à certains logiciels;

– Dans le cas des ordinateurs portables, ne pas oublier de débrancher l’appareil quand la batterie a fini d’être rechargée.

Au niveau de l’imprimante :

– Économiser le papier :

• Utiliser du papier recyclé ou du papier qui provient de forêts gérées durablement;

• Visualiser l’aperçu avant l’impression pour éviter les erreurs et ainsi économiser le papier;

• Dans le même ordre, imprimer recto verso;

• Organiser le tri du papier usagé dans l’intention de faciliter son recyclage en utilisant par exemple des bacs prévus pour cet effet.

– Économiser l’encre :

• Utiliser moins de cartouches en n’ayant pas recours à l’impression en couleurs;

• Utiliser des encres recyclées ou des encres alternatives;

• Utiliser des imprimantes à cartouches d’encre séparées qui permettent de remplacer uniquement la couleur épuisée.